Cornélius en direct

Cornélius vous parle en long, en large, à tort et à travers. Le blog des Éditions Cornélius, maison d'édition française créée en 1991 et spécialisée dans la BD…

Les Intrus

Brèves


Préface Red box

Publié en 1972, Red Box (Akai Hako) tient une place à part dans la bibliographie de Toshio Saeki. En 1969, il quitte Osaka, où il travaillait dans la publicité, et monte à Tokyo avec ...

Préface de Arnaud Labelle-Rojoux - Les Nouvelles aventures de l'art

Un titre épatant. On dirait du Tintin (on est d’accord, tout est formidable dans Tintin, sauf Tintin). Ou du Mark Twain. Aventure, le mot résonne frénétique. Poursuites, pièges, ...

Postface - Les fleurs rouges

A l'occasion de la parution des Fleurs rouges de Yoshiharu Tsuge, nous vous proposons ici la postface de l'ouvrage écrite par le traducteur de l'oeuvre, Léopold Dahan. C’est avec ...

Planning Angoulême 2019

Vendredi 25 janvier 11h / 12h30 : Dédicace Jake 14h / 15h : Dédicace Delphine Panique 15h30 / 17h : Dédicace Jérôme Dubois 17h / 18h30 : Dédicace Ludovic Debeurme Samedi 26 janvier 11h ...

Préface - Yoshihiro Tatsumi, l'humanisme sans illusions

En attendant la parution de Rien ne fera venir le jour de Yoshihiro Tatsumi qui sortira le 23 août, nous vous proposons de lire en exclusivité la préface de l'ouvrage écrite par ...

Planning Angoulême 2018

Jeudi 25 janvier 14h / 15h30 : Dédicace Singeon (stand Cornélius - Nouveau monde) Vendredi 26 janvier 11h / 12h30 : Dédicace Giacomo Nanni (stand Cornélius - Nouveau monde) 14h / 15h30 ...

Tournée de dédicaces Francis est papa

À l'occasion de la sortie du dernier tome de Francis blaireau farceur, intitulé Francis est papa, Claire et Jake sillonnent la France pour signer leur dernière progéniture. Pour ne ...

Pepito 2 - La préface

Pour ceux qui ont lu Pepito dans leur enfance, il est impossible d’oublier le royaume géométrique de Las Ananas et son équipe de corsaires plus prompts à se saoûler qu’à lutter contre ...

Fascicule Smart Monkey

Pour accompagner la sortie de la nouvelle édition de Smart Monkey de Winshluss, nous avons réalisé un fascicule de 16 pages qui contient la toute première version de cette histoire ...

Planning Angoulême 2017

Jeudi 26 janvier 17h-19h : Dédicace de Ancco (Stand Coréen - Pavillon Asie) Vendredi 27 janvier 10h30-12h : Dédicace de Benoît Preteseille (stand Cornélius - Nouveau monde) 13h-15h : ...

Exposition Regard 9 à l'Espace Saint-Rémi

Il vous reste encore une petite semaine pour visiter la belle exposition du Festival Regard 9 à l'Espace Saint-Rémi! Cette exposition consacrée aux auteurs Cornélius présente des ...

Résultat concours de la plus belle Nicole

Bonjour à tous! Un grand bravo à notre gagnante du concours de la plus belle Nicole: Lucie Dartois allias Valse Noire! Et un grand merci à tous les participants! Découvrez tous les ...

_201511-Les_intrus_v.jpgPublié simultanément avec la version anglophone, sous le titre Killing and Dying (chez Drawn and Quarterly), ce nouvel opus rassemble six histoires interconnectées. Dans un style proche de celui de Daniel Clowes et de Chris Ware, Tomine développe, avec une ironie douce-amère, une galerie de personnages confrontés à des situations quotidiennes. Plongé dans une atmosphère mélancolique, on croise la route d’Harold, un jardinier qui tente de créer une nouvelle forme d’art, celle de Barry, un dealer paumé de quarante ans fan de base-ball ou encore celle d’une jeune étudiante qui subit sa ressemblance avec une star du porno. À travers ces chroniques de la vie ordinaire, Adrian Tomine dresse avec humour et désillusion un portrait de l'Amérique contemporaine et renvoie subtilement le lecteur à ses propres questionnements personnels. Un livre fort, émouvant et prenant, qui explore les contradictions humaines et la quête d’identité, en somme, une sortie incontournable de cette fin d’année 2015.

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Temps présent et adversité sont les angles immuables des histoires d’Adrian Tomine, qui laissent le sentiment que rien ne changera jamais. Depuis ses débuts, cet Américain d’origine japonaise décline dans sa série Optic Nerve des parenthèses de vie contemporaine, traversées par des hommes et des femmes harassés par leur quotidien. La manière soudaine et presque arbitraire dont s’ouvrent et s’interrompent ces chroniques laisse le plus souvent abasourdi, et concourt à identifier son style si particulier. Car si Tomine décrit des personnages dont la vie se sclérose peu à peu autour d’un quotidien banal, il ne cesse de réinventer son style, faisant évoluer sa grammaire à l’aide d’expériences formelles, comme pour conjurer par l’art un destin qu’il semble redouter pour lui même. Ce nouveau recueil confirme ainsi son intérêt récent pour la couleur, accompagnant une forme de nostalgie pour la bande dessinée classique et un goût pour les constructions graphiques. Le lecteur passe ainsi d’un récit introspectif à la première personne, illustré par des cartes postales dépeuplées, à un gaufrier extrêmement dense de cinq bandes dans lequel la répétition devient rythmique. Avec l’âge, le cynisme des débuts a cédé la place à une forme d’empathie empreinte d’ironie. Adrian Tomine rejoint ici son influence majeure, Yoshihiro Tatsumi, ce maître de la bande dessinée japonaise qui lui a permis de conjuguer ses deux cultures, le Japon et L’Amérique, le Gekiga et le Comics underground, pour se forger un langage à son image. Un langage qui, loin des effets faciles, déploit les moyens de la bande dessinée pour se consacrer à la peinture la plus juste possible de la condition humaine moderne.

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Fils de deux professeurs d’Université métis nippo-américains, Adrian Tomine naît sous le soleil californien des années 70 mais n’y séjourne pas longtemps. Après le divorce de ses parents, il suit sa mère de ville en ville jusqu’en Allemagne et en Belgique. De retour aux États-Unis, il s’installe avec son père à Sacramento afin de poursuivre des études universitaires. C’est là, au tout début des années 90, encore adolescent, qu’il commence à autoéditer sa première et unique série de bande dessinée, Optic Nerve, toujours en cours 26 ans plus tard. Ses premières histoires, quoiqu’encore immatures, affirment une identité et plus encore un projet : dépeindre le mal-être contemporain au travers de nouvelles s’attachant à décrire des situations inextricables. Le temps aidant, Tomine a fait évoluer son langage grâce aux influences de ses contemporains, Jaime Hernandez, Daniel Clowes et Chris Ware en tête de liste. Son trait clair et synthétique touche aujourd’hui à une forme d’épure qui fait écho à l’esthétique de nombreuses bandes underground nord-américaines. Mais derrière cette parenté se cache un auteur singulier à la voix immédiatement identifiable. Tomine est parvenu à cristalliser à la perfection cette forme de dépression latente et impalpable qui éprend les citadins modernes.

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Les Intrus est le cinquante-septième livre de la collection Pierre, il mesure 17 x 24 cm. Sa couverture est cartonnée avec jaquettes. Les Intrus, c'est 120 pages en couleur pour seulement 23,50€.



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