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201101-menu_v.jpgPermettez que j'interrompe notre auto-promotion coutumière pour une petite ruade personnelle. Mr (ou Mme?) verite6775 m'informe par email que je suis un "nazi de gauche", me comparant à un certain monsieur Goebbels que je ne connais pas. Malgré des références historiques trop pointues pour moi, je comprends que cette personne cherche à me dire quelque chose. Je réfléchis un moment et finis par déduire à la lecture de ce texte court et relativement argumenté qu'elle regrette mes récentes prises de position favorables aux salariés de L'Association dans le conflit qui les oppose à leur "direction" (je mets entre guillemets ce terme qui me parait impropre). Je finis par supposer de certaines apostrophes que c'est un commentaire laissé sur le site Du9 qui me vaut cette communication. Je choisis donc de le reproduire ici, légèrement modifié, dans l'hypothèse que d'autres monsieur ou madame Vérité (la famille a l'air nombreuse) veuillent me contacter et m'instruire un peu plus sur moi-même; je ne demande qu'à devenir moins lourdaud.

La thèse de Jean-Christophe Menu est sous presse. Son titre, "La bande-dessinée et son double" renvoie à Antonin Artaud. Sur le thème du double, la référence à Stevenson aurait pu être aussi riche de sens. Mais JC Menu a choisi de se ranger du côté des poètes, dont il partage la sensibilté et, peut-être un peu, la folie. Les fans attendent avec impatience cette nouvelle brique dans l'œuvre de la Mappemonde, qui leur en a donné la primeure lors d'une soutenance publique dans l'amphi-théâtre "gestion" de la sorbonne. Joie, joie, joie.

Le penseur est fêté, mais il n'en n'oublie pas pour autant ses proches. Ainsi, pendant que les groupies se roulent à ses pieds et qu'elles glorifient son "infantilisme nostalgique" (qui pourrait presque prétendre à devenir la nouvelle incarnation du romantisme), les salariés de L'Association se font copieusement piétiner par les rangers du Maître. Une forme de dédicace qui devrait les réjouir. Mais au lieu de ça, les ingrats réclament qu'on les écoute et s'offusquent que leur soit proposé de rencontrer un "psycho-sociologue" (sic) en lieu et place de leurs revendications. C'est un fait avéré, les salariés ne sont que des enfants capricieux dans des corps d'adultes. À ce titre, ils devraient pouvoir s'entendre avec le "Génie Infantile"…? Mais voilà, les enfants sont jaloux par nature, ils refusent de reconnaître la supériorité de l'un des leurs lorsqu'ils y sont confrontés. Pauvre J.C, incompris par ceux qui lui doivent salaire et reconnaissance (encore qu'il a toujours refusé d'être le patron officiel de L'Association — ne pas brouiller l'image du rebelle). En réclamant aujourd'hui plus de transparence et de respect, les salariés-voyous menacent une œuvre que vient tardivement consacrer cette thèse (c'est vrai qu'il a fallu avant cela s'occuper du mythe persistant des associés-fondateurs, tâche pénible et chronophage). Menu aurait du virer ces parasites plus tôt ! Ils ont maintenant l'appui de nombre d'auteurs. Pire encore, un comité de soutien s'est créé qui réclame que la démocratie, dont La Mappemonde avait fini par débarrasser la structure, soit rétablie! Que le code du travail soit respecté! Que l'esprit collectif des origines soit restauré ! Et tout ça, au mépris de l'Art! Heureusement, Menu est un vrai combattant, un révolutionnaire qui n'a pas peur de se salir les mains quand la cause est menacée. Il a donc réuni hier matin, samedi 22 janvier 2011, un commando de choc et a monté dans le plus grand secret, avec les vieux complices Patricia Perdrizet, Pacôme Thiellement, Étienne Robial et quelques plus récents camarades, une Assemblée Générale extraordinaire de L'Association dans un cabinet d’avocats installé rue de Varennes, dans l'immeuble mitoyen de Matignon (où travaille pour le peuple français cet autre grand punk, François Fillon). Le but ? Réécrire les statuts en douce, obtenir les pleins pouvoirs et avoir enfin les mains libres pour rééduquer les masses (salariales en l'occurrence). Malheureusement, le sort s'acharne… Un groupe composé d'adhérents, d'auteurs et de salariés, mis au courant de la tentative de putsch, a débarqué pour faire échouer cette courageuse tentative. Quelle tristesse… Après la Côte d'Ivoire et la Tunisie, c'est un nouveau coup dur pour la bande dessinée. (23 janvier 2011)

Commentaires

31 janv. 2011 10:45

Coucou,

J'aurais pu le noter sur du9, mais, comment dire... vous faire remarquer que comparer la Tunisie avec le sort des 7 employés de l'association est quelque peu disproportionné? C'est dommage, car cette conclusion dessert un texte qui, s'il est polémique, n'en est pas moins sérieur.

adhérent1166
31 janv. 2011 11:53

Salut adhérent 1166. Bien sûr que c'est excessif! Mais c'est pour rire. Et croyez-moi, Menu n'était pas le dernier dans ce genre d'exercice. On rigolait bien ensemble. Mais voilà, aujourd'hui, ça tombe sur lui et dans le fond, ça me désole. Où est le Menu déconneur et généreux que j'ai connu? Quand est-ce qu'il rescucite pour remplacer ce notable auto-satisfait, sérieux comme la mort, plus libéral qu'un élu UMP? Haaa, ça doit être ça, ce qu'on appelle la vieillesse. Je comprends mieux toute ces histoires de curés sur "la mort qui nous délivre, bla bla bla".

JLouis
31 janv. 2011 15:29

Hello,

Merci de cette réponse rapide. Et je vois ce que vous voulez évoquer, un peu la même chose que la transformation du personnage Breton d'agitateur en gardien du temple.

La question sous-jacente - et je ne sais pas si ici est le lieu pour l'aborder - est: JCM est-il instrumental à l'Association? L'Association peut-elle vivre sans lui?

Une solution possible commencerait-elle par "virer Menu"? Allez, mettons l'éléphant sur la table, c'est bien ce cela dont il s'agit. Sauf que personne n'a jusqu'ici osé le dire (pardon, l'écrire) si nettement.

adhérent1166
1 fév. 2011 14:41
Est-ce que L'Association pourrait continuer sans Menu ? Oui, évidemment; comme Cornélius pourrait continuer sans moi. Est-ce que ce serait la même chose ? Non, évidemment. Est-ce que ce serait mieux ou moins bien ? Qui peut savoir ? Mais bon, pour ce que j'en sais, je ne crois pas que l'idée soit de "virer" Menu mais plutôt de trouver un moyen de travailler normalement. JLouis
1 fév. 2011 22:23

Vraiment, c'est un univers qui volent bien bas. Et quand tous ces beaufs s'associent pour donner des leçons, c'est encore plus triste!

Le verre de terre (Socrate)
1 fév. 2011 22:56
Heu, ouais, carrément d'accord avec toi, camarade ver de terre ! Heu, attends, peut-être pas, en fait, camarade! Heu, non mais là, j'ai pas tout bien compris ce que tu veux dire! Mais heu, ouais! Comme dit le vieux sage chinois, "la couleuvre agile n'avale pas le criquet pour apprendre à chanter". Raymond
2 fév. 2011 04:56

Merci jl pour ta vision des choses. Si j'ai bien compris, en synthèse, la mappemonde et ses compères veulent privatiser l'assoc pour en tirer les justes dividendes. Et dire,, que j'ai toujours cru que le départ des membres fondateurs était lie a des divergences sur la ligne éditoriale de l'assoc. Encore un truc chouette dont on parlera avec nostalgie dans quelques années...heureusement qu'il y aura toujours cornelius !!!

Loic
2 fév. 2011 13:07

Ne cachez pas la forêt derrière l'arbre. En donnant quelques noms vous prétendez marginaliser une affaire bien petite et lamentable!
Ce n'est pas une affaire de quelques hommes, mais de toute une culture! De personnes qui se contentent de brandir des mots, des concepts creux, des leçons...Trop occupés à se satisfaire de leur paraître ils ont perdu les quelques petites Valeurs qu'ils avaient dans un temps ancien et oublié.

ego (Socrate)
2 fév. 2011 15:36

"marginaliser une affaire bien petite", "Pas une affaire de quelques hommes, mais de toute une culture"… Moi pas comprendre.

JLouis
2 fév. 2011 16:45

Si je suis solidaire avec les revendications des salariés...
Si je me moque bien du devenir d'une personne qui ne respecte pas le droit du travail...
Il en reste pas moins que je ne comprends pas l'engagement des éditions Cornélius dans ce conflit.

Être solidaire à titre individuel est une chose, l'être au titre d'une structure "concurrente" me dépasse.

Certainement un choix cornélien (si je peux me permettre).

loïc
2 fév. 2011 19:37

@JLouis;

C'est un paniers de vieux crabes! C'est tout le panier qui est à jeter!
Alors cette petite et triste histoire n'est que la partie visible!
Toi, comprendre?

ego (Socrate)
2 fév. 2011 21:12
À Ego: Ha oui, là d'accord, c'est clair. JLouis
2 fév. 2011 22:05
À Loïc: Vous n'êtes pas le premier à poser cette question. D'abord, il est certain que j'abuse de mon statut pour engager Cornélius dans cette affaire; je devrais le faire en mon nom propre. Mais soyons lucide, ça aurait moins de poids. Venons-en à mes raisons: La première, c'est que mon sens moral est choqué par les décisions prises récemment par Menu, qui s'est toujours vanté de ne pas être patron et qui choisit de mettre en danger des salariés vis à vis desquels il a des devoirs et des responsabilités. Une attitude contradictoire qui touche ici ses limites et que je juge insupportable et scandaleuse. Ajoutez à cela que je considère ces décisions comme arbitraires, irrationnelles et sans fondement (parole de patron). La deuxième raison à mon implication est d'ordre affectif: je suis un compagnon historique de L'Association et je peux à ce titre témoigner que les derniers évènements sont en totale contradiction avec l'idéal originel, même si de gros accrocs avaient déjà ébranlés par le passé le crédit inconditionnel que j'accordais à Menu, m'amenant à prendre à regret mes distances avec lui il y a quatre ans. Je continue de penser qu'il vaut mieux que ce qu'il montre aujourd'hui, mais je ne peux rester silencieux devant ce qui m'apparait comme une dérive autocratique qui met en péril L'Association dans son objet et dans ses buts. Menu seul à la barre (et mal secondé, nom de dieu!), ce sont des gens qui souffrent et un bateau fragilisé par les humeurs du capitaine. Ma troisième raison de témoigner comme je le fais rejoint la précédente et propose une lecture plus froide de la situation qui, je l'espère, portera ceux qui liront ce commentaire à comprendre que la situation est grave mais pas désespérée. Une personne proche du bureau de L'Association a trouvé pertinent d'expliquer aux journalistes que mon implication était dirigée par le projet de faire couler la structure pour en récupérer le catalogue (sic). Outre le fait que la chose serait rendue impossible par une clause des contrats signés par les auteurs, je trouve dans cette argumentation les symptômes d'un manque d'intelligence assez évident. Car l'intérêt de Cornélius est au contraire que L'Association se porte bien, et même TRÈS bien. Le micro-marché dans lequel nous évoluons est bâti sur des équilibres fragiles. La place qui nous est octroyée en librairie ne tient pas seulement à la sympathie que nous porte les libraires mais surtout à l'offre que nous représentons. Si L'Association venait à disparaître, Cornélius ne saurait la remplacer, même en doublant sa production. Et jamais les libraires n'offriraient à Cornélius la place qu'ils offrent aujourd'hui aux nouveautés cumulées de Cornélius et L'Association. Les autres éditeurs alternatifs ne suffiraient pas non plus à combler ce vide car au delà du nombre de titres, c'est aussi d'un symbole dont il est question ici. Bref, pour faire court, le marché se contracterait et Cornélius, Frémok, les requins marteaux et les génération suivantes d'éditeurs alternatifs auraient encore plus de mal qu'aujourd'hui à assurer leur survie. Une dernière chose sur ce troisième point, et là je m'exprime plus que jamais à titre personnel: ce serait pour moi un déchirement que de voir quelques oiseaux de mauvaise augure s'emparer de la disparition de L'Association pour brailler vingt ans après leurs prédictions qu'ils l'avaient bien dit, "l'alternatif, ça peut pas marcher, tout ça c'est des conneries d'intellos qui ne veulent pas respecter les seules règles qui vaillent, celles du commerce tout puissant et du grand public". Ne leur donnons pas raison puisque nous avons déjà démontré qu'ils avaient tort! Pas vrai, Menu? JLouis
3 fév. 2011 04:29

L'association a été racheté par casterman, qui a été racheté par delcourt, qui a été racheté par glénat, qui a été racheter par média-participations, qui a été racheter par cornélius, voila la vérité6775!

tintin
3 fév. 2011 07:34

Tous ces longs discours pour de simple problème de présentoirs commerciaux dans des boutiques. Et de gugusses qui veulent être patrons sans être capables de l'assumer pour ne pas renier leurs rêves d'adolescents.
C'est la chose la plus importante du monde!!!!
A quand une attaque contre les médias parce que cette info n'est pas passée au 20h?!!

ego (aka Socrate)
3 fév. 2011 09:09

Là, Jean-Louis, c'est fort bien dit. Gageons que Février soit le mois d'ouverture de 2011 (et Janvier, la triste fin de 2010). C'est un peu chinois, mais ça ne peut pas faire de mal de sortir de notre eurocentrisme.

Christian Rosset
3 fév. 2011 09:57

Bonjour Jean-Louis.
Merci d’avoir pris du temps pour répondre à mon commentaire.
Une éventuelle disparition de l’association serait un événement important dans l’histoire de la l’édition « différente ». On peut parler de catastrophe. Je suis d’accord avec vous. Jean-Christophe Menu semble également de cet avis. (Pour dire cela, je me réfère au compte rendu sur le site de soutien aux salariés.)
Vous avez eu raison de rappeler les liens historiques personnels qui vous lient à l’association. Pour autant, cela ne justifie pas l’implication d’une structure morale dans ce conflit. Vous pouvez très bien le faire à titre personnel. Votre position me surprend d’autant plus que vous savez user de pseudonyme pour ne pas mélanger les choses et les activités (ce n’est pas une critique mais une constatation).
Comme vous le précisez, la structure Cornélius a fait des choix différents de celui de l’association.
Les routes se séparent clairement au moment du changement de diffuseur-distributeur (cdi-> harmonia). Vous n’êtes pas le seul éditeur à avoir fait ce choix mais il est clair que sans le poids économique de votre catalogue, je ne suis pas persuadé que votre nouveau diffuseur-distributeur se serait lancé dans l’aventure.
Je tiens à préciser que je ne critique pas ce choix. Vous avez fait ce que vous estimiez bon pour votre structure. Il n’empêche que cette décision marque une divergence politique et idéologique avec l’association (actionnaire « majoritaire ? » du comptoir des indépendants). On pourrait s’interroger sur l’impact de ce changement sur votre ancien diffuseur-distributeur (le comptoir des indépendants). L’arrêt du comptoir laissant des petits éditeurs indépendants. Ils auront beaucoup de difficulté à trouver un diffuseur-distributeur. Il y a donc des morts annoncés (moyen et court terme)… mais ce n’est pas le sujet.
Si je pose cette situation, ce n’est pas pour critiquer votre politique de développement mais pour mettre en évidence la (ou les) divergences entre vous et l’association.
Je pense donc qu’il est logique que des personnes s’interrogent sur votre nécessité d’impliquer la structure Cornélius dans un conflit externe à votre entreprise. Je ne suis pas surpris de voir que des personnes s’interrogent sur vos intentions. C’est même assez logique.
On fait parfois les choses avec des bonnes intentions mais à l’extérieur, elles ne sont pas perçues de la même manière.
Définitivement, je ne comprends pas le désir d’impliquer des structures morales dans ce conflit.
Je pense la même chose des requins marteaux ou du Fremok (Situation encore plus coquasse lorsque l’on connait les événements passés et les qualités de gestion des conflits pour ses deux structures.)

loïc
3 fév. 2011 13:52

@loic :
Est ce bien le sujet de discuter de la prise de positon de cornelius ? Jl a eu le mérite pour des gens comme moi qui ne sont pas du milieu, d'expliquer clairement ce qui se passait et je l' en remercie. Quand libération prend position, on ne lui reproche pas. A vrai dire, c'est moi qui ne vous comprends. A moins que vous ayez d'autres desseins. Assez d'omerta !! Je veux comprendre pourquoi une structure comme l'asso a pu arriver la ou elle en est arrive aujourd'hui. Comprendre pourquoi la plupart des membres fondateurs sont partis... Et comment sortir de l'orniere.

Valentin
3 fév. 2011 14:16

Bonjour Valentin,

Lorsque l'on fait un blog et que les commentaires sont ouverts, il ne me semble pas illogique de s'exprimer.

Je pourrais très bien m'exprimer sur un forum. Il en existe beaucoup... Mais non ! Je préfère exprimer mon sentiment à l'endroit qui me semble le plus approprié pour le faire.

C'est également une question de franchise.

Pour en revenir à votre argument, Libération et Cornélius ne font pas le même travail. Il ne faudrait pas confondre.

Bien à vous

loïc
3 fév. 2011 18:48

Cornélius c'est de la tuerie et l'Association c'est du caca, c'est mon avis personnel, mais je parle au nom de tout les lecteurs de bande dessinée.
Un bobo pédant parisien sort des livres de l'association à chaque fois que j'en ouvre un, et me snob violemment, à coup de code barre du genre "on a pas voulu mettre de code barre car on subversif, mais en fait tu comprends même pas car c'est de l'ironie, mais on le pense vraiment quand même".
Quand j'ouvre un livre de cornelius, l'odeur des pages m'enivre, je savoure chaque goûte d'encre le plus longtemps possible, je me sens tout bizarre, je caresse la couverture, et je joui.
Je dis ça car il m'est interdit de critiquer un produit de l'Association avec mes fréquentations. Alors c'est mon avis, il est très nul, mais j'ai raison et pas vous.

Thomas
3 fév. 2011 23:13
À Loïc: bon bon bon, que personne ne s'énerve, tout le monde a le droit de s'exprimer ici (à l'exception des trois gros cons qui s'amusaient à se faire passer pour Blanquet et autres, mais ça, je m'en suis occupé personnellement de façon totalement ANTI-DÉMOCRATIQUE, spéciale dédicace à toi, Pichounet). Cher Loïc, j'apprécie beaucoup votre sollicitude mais je me dois de vous dire que nous sommes en désaccord sur presque tous les points que vous soulevez dans votre réponse. Tout d'abord, si j'ai choisi de vous répondre sur l'implication de Cornélius dans le conflit qui touche L'Association, je l'ai fait de façon volontairement succinte. Et, sans vouloir vous vexer, je ne crois pas que vous soyez en mesure de juger parfaitement de mes raisons ni de celles de Cornélius, qui sont parfaitement légitimes et structurées, croyez-moi. Je comprends votre envie d'entrer dans les détails d'ordre affectif ou pécuniaire, mais vous comprendrez que nous ne sommes pas encore suffisamment intimes pour que cela soit possible. Sur le choix de Cornélius de quitter le Comptoir des Indépendants il y a un peu plus de trois ans, je pense que vous ne disposez pas des informations suffisantes pour évaluer la situation dans sa continuité, ce qui vous amène à faire des raccourcis que je qualifierais de… courts. Ce que je peux vous affirmer en tout cas (et je n'irai pas plus loin dans des explications qui prendraient inévitablement la forme de justifications que je ne dois à personne), c'est qu'à aucun moment n'est intervenu quoi que ce soit qui puisse ressembler de près ou de loin à ce que vous appelez "une divergence politique et idéologique avec L'Association", oh my God. Ayez la modestie de reconnaître que vous ne savez pas grand chose des liens qui unissent Cornélius à L'Association ou à d'autres éditeurs alternatifs, pas plus que vous ne connaissez l'entraide qui peut exister entre nous. Mais ne soyons pas vulgaires et laissons ces choses-là où elles sont, loin du public et des professions de foi. Sur notre politique de développement et les divergences qu'elle illustrerait entre nous et L'Association, je dois vous avouer que je peine à décrypter les mécanismes d'un raisonnement qui ne me semble pas totalement exposé. Mais ne prenez pas cette peine, notre politique de développement n'entre pas en concurrence avec celle de L'Association pour la simple raison que nous n'avons PAS de politique de développement, aussi fou que cela vous puisse paraître! Enfin, sur les bonnes intentions mal comprises et les personnes qui s'interrogent avec une vigueur variable sur toutes sortes de sujets, je ne peux que vous dire que l'expérience m'a rendu philosophe et que, passé le moment où j'ai fait l'effort de formuler le plus justement possible ce qui était exprimable, je rends les armes et pars me promener en sifflotant. Je vous remercie néanmoins pour votre intérêt et continuerai de vous répondre avec plaisir dans les limites que je viens de vous décrire. Compliqué mais pas impossible; comme l'avenir immédiat de L'Association. JLouis
4 fév. 2011 08:57

JLouis,
Je suis intervenu sur ce forum afin de donner une opinion. Voilà, c’est fait.
Vous avez raison. Je n’ai pas connaissance de l’historique complet des relations entre votre structure et celle de l’Association. Je n’ai donc pas forcément assez d’éléments pour comprendre la situation présente.
Vous le reconnaissiez dans votre première réponse, je ne suis pas le seul à ne pas comprendre le positionnement de Cornélius. Les personnes doivent être dans la même position que moi. Vous gagneriez peut-être à éclaircir les choses ? (même si je pense que vous n’en avez rien à faire de la clarté sur ce sujet).
Concernant les mouvements sur la diffusion-distribution, je vous trouve un peu trop sur de vous pour affirmer que je n’ai pas connaissance de l’historique… mais cela est un autre problème.
Je pense que ce commentaire est le dernier sur ce sujet.
Je vous souhaite des bons livres
Bien à vous
Loïc

loïc
4 fév. 2011 12:56

Il est vrai que je ne connais pas les détails. Et alors, cela suffit-il pour justifier une attitude condescendante? Et ne pas vouloir en dire plus.? Il ne fallait pas ouvrir un débat public si c'est pour se la jouer condescendante!

Bien des donneurs de leçons abordent des sujets dont ils n'ont aucune connaissance. N'est-ce pas! Vous vous sentez visés?
Ici nous avons 2 patrons (voyous?).

L'un qui ne respecte ni la loi ni ses employés.
L'autre qui fait de l'ingérence chez la concurrence, en mettant de l'huile sur le feu.

Il est nécessaire de faire appel aux patrons de CAC 40 pour expliquer à ces petits patrons que la société a besoin de dignité, de respect, de Valeurs...
Sera-t-il nécessaire que les patrons du CAC 40 créent une commission, une gréve, une pétition... pour vous enseigner les bonnes manières?

Socrate
4 fév. 2011 15:21
À Loïc: Oui, vous avez raison de donner votre opinion. Mais comme je vous l'expliquais, il est difficile d'éclaircir les choses autant que vous le voudriez car il faudrait croiser les témoignages et les points de vue contradictoires, ce que je ne peux pas faire tout seul. Par ailleurs, l'origine de ma prise de position, c'est d'offrir un soutien aux salariés, pas de me lancer dans le récit détaillé de vingt ans d'éditions alternatives. D'autres, plus compétents et plus objectifs, le feront probablement un jour. Ceci dit, si vous avez une question précise et que je peux vous répondre (je veux dire si j'estime que j'en ai le droit), je le ferai. Quant à la diffusion-distribution, je ne parlais que des raisons de Cornélius. Peut-être que vous en savez plus que je ne l'imagine. Mais… dans ce cas… ça veut dire que vous étiez dans le bureau??!! Haaa!! JLouis
4 fév. 2011 15:29
Salut Socrate. Je te l'avoue, je n'ai jamais aimé ni ta pensée ni tes livres; d'ailleurs ce n'est pas toi qui les a écris. Et d'ailleurs tu poursuis dans l'imposture en signant d'autres commentaires ici-même sous d'autres noms (l'adresse IP, coco, pense à l'adresse IP). Mais tout cela n'est rien à côté de cette manie que tu avais de poser des questions en jouant les idiots et de tapoter tout le monde avec ces gros doigts que tu ne prenais jamais la peine de laver. Car c'est avéré, grasse chose, tu sentais mauvais. Des pieds. De la bouche. Et, comme il est maintenant possible de le constater, de la tête. JLouis
4 fév. 2011 18:06

Je n'étais pas dans le bureau... Par contre, j'ai pu suivre les humeurs, mouvements et autres sentiments durant un long moment. Je tiens à le redire, je ne critique pas cette décision. Elle vous appartient.

Je pense que l'édition est à une période charnière. Je pense principalement à l'édition indépendante. Ayant un intérêt pour la chose (de près ou de loin), je tente justement de comprendre l'évolution des structures et de ce secteur de l'édition. D'un point de vue éditoriale, je suis moins sensible à la production de Cornélius. Je trouve que (depuis quelques année)vous vous êtes dirigés vers de la traduction plus que de la création. Sur l'année 2010... 11 traductions, 3 rééditions et 5 créations (je pense ne pas me tromper).
Si j'ai une question à poser, c'est justement sur ce point. Pourquoi ne pas faire plus de place à la création ?

loic
4 fév. 2011 21:08

JLouis;

Au vu de ton dernier texte. Quelle vulgarité! Derrière une toute petite couche de vernis. Le personnage se découvre. Et le tableau est assez clair.
J'ai suivi quelques unes de tes "opérations". Il y a cette constance: mesquinerie et vulgarité.

PS: Tu ne le sais pas, mais cela n'a rien a voir avec indépendance et liberté.

socrate
4 fév. 2011 23:16

À Trucrate: Et c'est donc toi qui aura parlé de vulgarité. Joie.

JLouis
5 fév. 2011 09:13

Encore ton même truc argumentaire. "C'est celui qui dit qui est".
T'es vraiment dans le simplisme!

Mais c'est vrai que je suis un conard. socrate
5 fév. 2011 10:20
À Loïc: Vous ne vous trompez presque pas (il y a eu 6 créations). Mais cette répartition, utilisée dans la diffusion, ne rend pas totalement compte de la réalité de notre travail. Il y a dans le métier une idée reçue qui voudrait qu'une création soit plus noble qu'une traduction, que c'est sur ce point qu'on pourrait trier les éditeurs entre ceux qui font leur travail et ceux qui vont vers la facilité. Vous le devinez, je vois les choses différemment. J'ai même constaté qu'une création demande souvent moins de travail qu'une réédition patrimoniale, qui réclame une restauration longue et laborieuse (Gus Bofa, par exemple). Ces problèmes de restauration peuvent se retrouver sur certaines traductions (comme Crumb ou Tezuka) et même sur ce qui est classé dans les rééditions (Welcome to the death club de Winshluss a été entièrement rescanné, retouché et enrichi de nombreux originaux, pour lui donner une cohérence et une clarté qui lui manquait). Il y encore la possibilité que des traductions ou des rééditions soient entièrement repensées pour aboutir à une édition nouvelle, voire inédite (Edmond le cochon, par exemple, a été reconstruit à partir des pages noir et blanc et entièrement tramé. Quant à Élégie en rouge de Hayashi, nous en avons offert la première édition mondiale en bichromie, parti-pris qui donne à l'œuvre encore plus de force et de limpidité). On peut parler dans ce cas-là de re-création plus de réédition. Enfin, il peut aussi se produire qu'une traduction soit le résultat d'un travail mené en amont avec l'auteur, comme ce fut le cas avec Toxic de Charles Burns, qui nous a fait l'honneur de nous choisir il y a cinq ans comme son éditeur de référence, nous présentant régulièrement ses planches quand il n'avait pas encore fixé son choix sur un éditeur américain. Ce cas de figure concerne aussi des auteurs comme Daniel Clowes ou le futur livre d'Alessandro Tota. Bref, les choses sont moins nettes qu'on pourrait le croire. C'est pourquoi j'aurai tendance à classer personnellement Toxic et Élégie en rouge dans les créations et d'autres livres dans la catégorie rééditions/recréations. Mais ne pinaillons pas. Nous publions 20 livres par an et la répartition s'appuie grosso mode sur trois tiers plus ou moins équivalents selon les années. La proportion des traductions a été plus nombreuse ces trois dernières années en partie à cause des séries dans lesquelles nous nous sommes engagés. Ça devrait se rééquilibrer maintenant qu'elles se terminent. Mais je ne pense que nous ferons de la "création" pour faire de la "création", car je n'y vois pas la garantie de constituer à coup sûr un bon catalogue. On fera ça au feeling, comme d'habitude. Jlouis
5 fév. 2011 10:30
À Socrate: C'est vrai que tu es ce que tu dis. C'est vrai aussi que tu postes de façon anonyme et que c'est la marque des bignoles et des nouveaux corbeaux des landes virtuelles. Alors, pour que tu prennes la mesure de ce dans quoi tu t'enfonces, un autre petit salopard modifie de façon tout aussi anonyme tes dégorgements pour en faire jaillir le sens caché, aussi simpliste soit-il. Rires.
PS: il manque un "n" à "conard", mais c'est pour respecter ton style. JLouis
5 fév. 2011 12:05

JLouis;

T'as modifié mon post!!!
T'es vraiment une merde, un fake!!!!

socrate
5 fév. 2011 14:42

À Socrate: Décidément, il faut tout t'expliquer. Donc, comme je te le précisais ci-dessus: Rires. Beaucoup.

JLouis
5 fév. 2011 16:16

Ca va j'avais compris. C'est pour rire!O!O!O!O! Bien gras.
Tu modifies mon post pour une grosse blague.
C'est trop drôle!!!
T'es vraiment à plaindre, au fond. Avec tes magouilles à 2 balles. Ta manière d'échanger, de communiquer. De ne pas accepter d'autres opinions...
Tes tirades longues et creuses. Et tes efforts pour faire passer ta vulgarité pour du deuxième degrés alors que c'est simplement nature.
Mais bon, à part ça, c'est tout de même vrai que je suis un conard. Et pas vulgaire, au moins. Burp. socrate

6 fév. 2011 14:17

Salut jean-louis,

Puisque l'on est maintenant hors sujet, je te pose une question : le passage au dos toilé, c'est définitif ? Tiens, une autre pour la route, des kitaro, il y en a encore beaucoup (parce que j'avoue j'ai craqué au 6 eme tome) ? Sinon continue, si tu n'existais pas cela ferait longtemps que j'aurais arrêté de lire de la BD.

Valentin
9 fév. 2011 08:44

À Machincrate: Décidément, ta pensée est aussi chaotique que ta syntaxe. Je vais essayer de t'expliquer les choses simplement une dernière fois et ensuite, nous nous en tiendrons là. Pour être sûr que tu comprennes bien, je vais utiliser une métaphore.
Imagine que tu vas chez des gens. Hmmm, non, ça ne va pas comme exemple, tu ne vas pas comprendre… Imagine que tu vas au bistrot. Tu viens pour te saoûler. Tu as besoin de cette ivresse, c'est ce qui te permet de parler. Et quand tu parles, tu brailles. Ça te fait du bien. Ça te soulage. Alors tu te répands. Peu importe les autres types assis en salle ou accoudés au bar. C'est toi qui cause. Et quand tu causes, tu dis c'que tu penses ! Parfaitement ! Et même que d'abord tu dis quesse que tu veux ! Parce que merde bordel, on est en démocratie ou quoi ? Et si tu veux balancer au patron que c'est un gros con qui sent sous les bras, et ben, merde, tu lui dis ! Parce que t'es comme ça ! Certes, au bout d'un moment, les clients soupirent, le patron se lasse, et tu te retrouves sur le trottoir les quatre fers en l'air. Tu as encore la force de gueuler à la vitrine que c'est tous des enfoirés qui laissent pas les opinions différentes s'exprimer. Et puis tu te mets en quête d'un nouveau bouclard.
Maintenant, tu vas rentrer chez toi et reprendre ailleurs tes exploits stylistiques. Ta vie va se poursuivre devant ton ordinateur où, guidé par la recherche de cette ivresse propre à l'internet, tu continueras à te saoûler de toi-même, grisé par l'anonymat et le sentiment de puissance qu'il procure. Burp. JLouis
9 fév. 2011 09:04

À Valentin: Non, le dos toilé n'est pas un choix définitif. Mais il est probable que les standards de la collection Solange connaîtront un jour une version toilée puisque la bande de couleur sur le côté avait été choisie à l'origine pour simuler ce type de reliure, luxe inenvisageable à l'époque. Nous n'avons pas de plan arrêté sur le sujet, pour tout vous dire.
Concernant Kitaro, nous prévoyons de publier 12 volumes d'histoires courtes et 2 hors-série au ton plus adulte (dont un qui se déroule pendant la guerre du vietnam). Nous aurons ainsi traduit la totalité des histoires écrites et dessinées par Mizuki, les pages produites ultérieurement le voyant se mettre en retrait au profit de ses assistants.
Merci pour vos encouragements, croyez-moi, ils ne sont pas inutiles par les temps qui courent. JLouis
16 fév. 2011 12:55

J'ai lu le texte que Menu a mis en ligne et je l'ai trouvé très triste. Je ne parle pas des petits mensonges qu'il accumule inutilement, ils ne sont pas dignes de lui (affirmer que la tentative d'AG n'était pas illégale, c'est un peu fort de café. Illégale, malhonnête, elle l'était, absolument, totalement, d'où qu'on la regarde). Non, je parle de l'énergie qu'il déploie pour ne rien régler. Encore une fois, il aurait suffit de s'intéresser aux autres et de leur parler pour que rien de ce qui menace L'Association aujourd'hui ne soit advenu. Menu le reconnaît, il n'est pas doué pour les relations humaines. C'est le seul tort qu'il s'attribue dans ce texte. Mais il le fait pour évacuer le problème, pour dire qu'il est comme ça et qu'on n'y peut rien (il parle ailleurs de "torts partagés", superbe sophisme pour dire que rien n'est véritablement de sa faute). Tout cela manque de mesure et de hauteur alors que la situation réclame de tous des efforts difficiles.
<br />Le texte véhicule un égocentrisme très "menuesque", mais il le fait avec une insistance étrange, qui m'a mis mal à l'aise. C'est peu dire que j'ai été déçu de trouver dans des lignes que je pensais destinées à rechercher une forme d'apaisement des postures très éloignées de la volonté de dialogue. Le plus choquant étant son incapacité à se poser la moindre question qui sorte du périmètre de son nombril et à se dépeindre de manière très efficace, très réfléchie, très orchestrée, en éternelle victime. Ce n'est pas nouveau, je sais, mais de voir les mêmes ficelles produire les mêmes résultats me laisse comme deux ronds de flan. Car il est évident que cette lettre est une réussite et qu'elle atteindra son objectif. Elle propose, par ses simplifications et sa personnification extrême, la version à laquelle tout le monde aura envie de croire. Je dois l'admettre à contre-cœur, c'est très fort (je ne veux pas écrire "bien joué").
<br />Évidemment, je lis aussi dans cette lettre, en creux, l'annonce de représailles sur des salariés auxquels il est évident que Menu ne pardonnera rien et auxquels il attribue tous les torts (il est vrai que leur dernier communiqué était bien maladroit). Telle que je vois la situation aujourd'hui, j'ai du mal à imaginer les deux parties se retrouver et travailler ensemble. Je pense que d'ici à deux ans, la totalité de la "masse salariale" aura quitté L'Association, volontairement et dans le plus complet silence. Car, ça aussi je le lis dans la lettre, si Menu a appris quelque chose de cette crise, c'est bien que le caractère humain est un obstacle à la réalisation de ses envies. Et qu'on ne l'y reprendra plus. Finalement, celui qui répète une énième fois qu'il ne sera jamais patron (alors que la lettre est aussi une longue énumération de toutes les décisions qu'il a prise en totale contradiction avec cette posture un peu creuse), celui-là laisse entendre qu'il le sera désormais totalement, se coulant dans ce que le rôle a de moins intéressant, un exercice du pouvoir sourd et aveugle. Petite parenthèse: il n'est peut-être pas accidentel que tous les anciens salariés de L'Association se soient reconnus dans les problèmes soulevés par la "masse salariale" actuelle. Mais, comme le fait remarquer un adhérent sur le blog du comité de soutien: "moi, adhérent depuis le 20ème siècle, je n'ai jamais eu pour ambition de nourrir un coursier ou un comptable devenus inutiles. Mais d'aider à faire des livres." Face à une opinion à ce point "décomplexée", comme on dit en ces temps sarkozystes, je dois dire que j'en arrive presque à douter de l'intérêt de mon métier; je me sens comme déconnecté.
<br />La lettre de Menu, je le répète, est un modèle du genre. Elle anesthésie le lecteur par des majuscules, des assertions, des chiffres*, des émotions, des paragraphes qui, savamment disposés ensemble offrent un spectacle séduisant, tableau de transparence et de clarté qui s'évanouit dès lors que l'on s'approche pour s'intéresser aux détails. À ce niveau, c'est presque de la prestidigitation. <br />
Après un tel tour de force, je dois le dire, je ne crois plus à la supposée "innocence de ce grand enfant". C'est trop magistral, trop propre, trop bien fait. Il est désormais clair pour moi, et ce constat va me déprimer durablement, que ce garçon n'est pas seulement un grand éditeur et un grand auteur, mais aussi un grand manipulateur. Ce qui, je le comprends, ne gênera pas grand monde. Au contraire, certains y trouveront même une raison supplémentaire de nourrir leur admiration. La mienne, en revanche, va avoir du mal à s'en remettre.
<br />Je le reconnais, cette histoire me laisse dans une profonde amertume. Mes convictions sont ébranlées, je ressens une forme de vacuité. Pire que tout, j'ai le sentiment d'avoir perdu quelqu'un. C'est sûrement que je suis devenu un vieux con. Tant pis pour moi.<br />
<br />*: chiffres que je pense facilement contestables, du haut de ma petite expérience de gestionnaire.

JLouis

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