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Glénat rejoint les Indés!

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Christian Aubrun au Monte-en-l'air

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Pommade

Vous le savez, chez Cornélius ce n'est pas dans nos habitudes de jeter des fleurs sur notre travail. Mais parfois, cela ne fait pas de mal, surtout quand ce sont les autres qui nous les ...

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Jeudi 22 novembre, venez nombreux au Point Éphémère! Chloé Poizat, l'auteur du sublime "Bal de tête", présente ses dessins pour l'exposition intitulée "À mes yeux ...

Extraordinaire! Aprés les éditions Delcourt et leur collection Shampooing, c'est au tour des éditions Glénat de venir faire une incursion dans "la dernière part de marché où l'on cause". De source sûre, Jean-Claude Camano, directeur éditorial, travaille en ce moment même à (sic) "lancer la collection indé de Glénat". Go on, Jean-claude, on est chauds-bouillants!

Commentaires

17 sept. 2006 20:05

Et Joachim Regout, précédemment directeur de collection chez le même Glénat, a lancé Asteline, un nouveau magazine online (auquel je participe en tant que rédacteur) et... une future maison d'édition alternative.

Aramis
17 sept. 2006 20:06

J'oubliais de vous transmettre l'url : www.asteline.be

Aramis
18 sept. 2006 04:45

Ah, on va enfin avoir droit à de la bd indy raccoleuse. Avec une case cul toutes les trois pages pour que le monsieur qui feuillette ça à Auchan puisse dire à madame, qui achetait les choses utiles pendant ce temps là : "mais ma chérie c'est pas de la bd, c'est de la littérature, regarde c'est en noir et blanc" comme il pouvait dire avec la collection Vécu : "mais nan mais c'est pas de la bd, c'est de l'histoire, regarde y'a Henri IV sur la couverture ! J'te jure c'est Henri IV !".

Il faut bien avouer que Satrapi, Sattouf et Sury (ainsi que tous les autres auteurs en "s") c'est quand même pas trop ça côté libido. Alors bienvenue Glénat. Mais au passage n'oubliez pas de vous occuper de votre fonds, parce que figurez-vous qu'il y a des choses bien dedans (au fond du fonds, en grattant : en manga et en special usa déjà)

Henri III,5
18 sept. 2006 08:15

Euh c'est pas plutôt Jean-CLAUDE Camano ?

Ravaillac
18 sept. 2006 09:09

Bravo! C'est effectivement "Jean-Claude" et non "Jean-Luc". En fait, c'était une blague en rapport avec le lien. Mais puisque ça ne passe pas, je corrige tout de suite.

Delphine
18 sept. 2006 15:13

J'ignore ce que Camano va proposer commé indé chez Glénat. Mais pour avoir vu les dossiers de Joachim Regout, qui lui, crée carrément quelque chose hors Glénat, ça ne tombe vraiment pas dans la facilité. Que du contraire... Et pas une once de cul. Et ce sera en couleurs.

Aramis
18 sept. 2006 21:25

Delphine : au temps pour moi. Bien qu'au départ elle m'ai échappé avec le recul la blague est amusante.

Ravaillac
19 sept. 2006 09:17

Honnêtement les gars, la bande dessinée indépendante n'existe plus tel que vous la définissez encore. Ce n'est PLUS le lieu d'une esthétique particulière, puisque désormais cette esthétique s’est propagée dans tous les secteurs éditoriaux du neuvième art.
Il est temps de réinventer l'indépendance en bande dessinée.
Comment, ça j'en ai pas la moindre idée. Mais sûrement à un autre niveau que celui de l’altérité esthétique, car ce combat là, je pense que ça fait longtemps que vous l’avez gagné, et que cette victoire vous a dérobé votre identité en retour. Une nouvelle différence entre Shampoing et requin marteau, c’est là qu’il faut creuser pour récréer son altérité salvatrice et son indépendance, et c’est cela qu’il faut exalter pour rappeler ce que sont une démarche et une ligne éditoriale rigoureuse. Revenir à l’esthétique comme marque identitaire, me semble-t-il, vous desservira désormais.

Dans la collection Shampoing, le Wizz et Buzz de Winshluss et Cizo m’a plus, usant du lissage apparent de la ligne commercial pour mieux subvertir par derrière l’imaginaire d’une génération dont je fais partie. Pas fendard mais franchement subtil, et du coup c’est plaisant.

stef du aaablog
19 sept. 2006 14:21

Il faut s'entendre sur "bande dessinée indépendante" pour avoir cette discussion. Pour les marketeux de Glénat, Casterman et autres, la "bande dessinée indépendante" c'est un style graphique (mal dessiné noir et blanc) et thématique (autobiographie). Pour Guy Delcourt et Mourad Boudjellal, la BD est indépendante quand le patron n'est pas dirigé par un pool d'actionnaires qui font ça comme ils vendraient n'importe quoi d'autre. Pour moi, la spécificité des "indépendants" c'est que ce sont des auteurs qui se sont pris en main pour s'éditer eux-mêmes ou pour éditer leurs copains. Bien sûr, beaucoup, en apprenant le métier d'éditeur, délaissent celui d'auteur de manière plus ou moins définitive. Mais leur philosophie est qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Et ça ça existe régulièrement (Goscinny et Charlier avec leur syndication indépendante par ex, puis avec Pilote... Même s'ils se sont fait grignoter c'était bien le principe : les auteurs au pouvoir ; l'écho des savannes, Fluide, le Psiko, tout ça est parti de la même façon), avec comme nouveauté intéressante au cours des années 1990 qu'il y a eu un véritable réseau amical d'auto-éditeurs, que ceux-ci ont fait des livres de manière extrèmement sérieuse : l'underground rigoureux. Du jamais vu. Bon enfin c'est une manière de faire l'histoire des "indés", on peut aussi s'intéresser au cas américain qui est bien différent et tout aussi important. Où j'en étais moi ? Je sais plus. Bon. Enfin les "indés", ça va, ça vient : la pente naturelle d'un éditeur est de croître, et la pente naturelle des financiers est d'attendre que les gens soient aux abois (aléa habituel de toute poussée de croissance) pour les manger, ce qui fait qu'un éditeur indé qui a beaucoup de succès a toutes les chances de finir dans la gamelle d'un groupe d'investisseurs lambda. Ah maintenant je ne sais vraiment plus où j'en suis dans ce que je raconte. Bon.

Jean-no
19 sept. 2006 19:02

Jean-no, ce que tu viens d'exprimer à propos de ce que tu considères comme un vrai éditeur indépendant est très juste... et correspond à la démarche de Joachim Regout (qui n'a vraiment rien d'un marketeux). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il a choisi de ne plus travailler pour Glénat si j'ai bien tout compris ce qu'il m'a dit. Je lui envoie un mail de ce pas en l'invitant à venir lire les interventions de ce blog.

Aramis
19 sept. 2006 23:34
Pour répondre au commentaire de Stef et préciser la position de Cornélius, nous n'avons rien À-PRIORI contre les livres des uns ou des autres. Le Cizo & Winshluss chez Shampooing est très bien et tant mieux si Glénat arrive à publier des bouquins intéressants en voulant remplir son étagère "indé". Ce qui nous exaspère, hors de toute chapelle, ce sont les livres mal faits (mal fabriqués, mal édités, mal défendus) ou faits par opportunisme. Ce qui ne saurait être, précisons-le, l'apanage des "gros éditeurs"; les "petits" peuvent se montrer parfois très convaincants sur le terrain. En ce qui nous concerne, nous n'avons jamais apprécié le terme (le label, la marque, l'étiquette de camembert) "Indé" (personne n'est indépendant dans ce métier), et lui avons toujours préféré celui d'"alternatif", plus intéressant et qui reflète mieux la réalité de notre position. Des éditeurs qui raillaient hier le travail des structures alternatives s'y intéressent aujourd'hui, le plus souvent par cynisme mercantile. Parfois, ils cherchent à les racheter. Parfois, ils les dupliquent maladroitement. Parfois, ils font appel à des directeurs de collection sincères et compétents. Parfois, ils font appel à des merdeux. Et tout cela donne des livres, dont certains sont ratés et d'autres réussis. Très bien. Mais en quoi ce constat devrait-il nous interdire d'ironiser sur cette évolution de tout temps pronostiquée? On a bien le droit de faire un peu de mauvais esprit, non? Parce qu'en fait, Stef, il faut que tu le saches, chez Cornélius, on aime bien rigoler. On est comme ça, un peu taquins, un peu sarcastistiques… Bien sûr, cette nouvelle tendance des gros éditeurs à venir "bouffer la laine sur le dos des petits" (humour, hein…) ou, plus énervant, la tentative de certains de se présenter comme "l'alternative de l'alternative", n'arrange pas nos affaires (à ce sujet, l'argent est le bienvenu, soyez gentils de le noter). Il est d'autre part absolument certain que la bande dessinée ne se trouverait pas mieux du remplacement des éditeurs alternatifs par "l'alternative" que leur fabrique les industriels du secteur. Mais sur le fond, tout cela était assez prévisible et, comme tu ne manques pas de le noter, ça marque la réussite du "mouvement indé" autant que la fin d'un cycle. Mais ça, c'est un autre débat, que nous ne manquerons pas d'avoir ici-même à l'occasion. Concernant la notion d'"Esthétique comme identité supposément choisie et revendiquée", ben, heu… tu te goures. On cherche juste à faire les livres du mieux qu'on peut, beaux autant que possible. Les réflexions "d'ordre esthétique" sont nécessaire pour atteindre ce but. Mais y voir un positionnement quelconque serait nous faire le crédit d'une science de la communication que nous ne possédons pas, malheureusement pour nous. Cornélius
20 sept. 2006 18:22

En fait, je répondais aux commentaires, qui s'engageaient sur ce chemin. Ton post, lui, ne revendiquait pas le moins du monde cette position. Tu raillais, à raison, et ça ne pose aucun problème, bien au contraire.
Mais attention aux métaphores animales qui mettent en scène les moutons. Dans le milieu de la bande dessinée, elles appellent très vite le Baron noir ; pas le meilleur des rôles.

stef du aaablog
20 sept. 2006 23:15

A Stef:
Ahaha! Bien vu la référence au "Baron noir"! (Qu'il faudrait rééditer un de ces jours, la version de Zenda remontant à plus de 15 ans). Ça se trouve toujours en soldes, peut-être..?

Delphine
21 sept. 2006 11:27

A Delphine:
Helas non. Ces livres ne sont plus évident à trouver.

stef du aaablog
30 sept. 2006 10:21

Delfine et Stef, le baron noir est réédité par Glénat (qui avait racheté Zenda je crois) et pour vous prouver que je ne raconte pas de craques, j'ai copier/coller les références sur le site de Glénat. Je crois qu'on le trouve encore mais ça a du être noyé sous les flots de sorties depuis 1999…

Le Baron Noir
Yves Got (Dessinateur)
René Pétillon (Scénariste)
Collection Humour Format : 285 mm x 210 mn 128 pages Paru en mai 1999 ISBN : 272342958X Hachette : 7365059 EAN : 9782723429580Prix : 12.00 €

marc lizano
3 avr. 2007 14:50

je cherche à joindre JC Camano pour un projet bd....qq connait son adresse ou son mail svp merci !!!

yoplait la tite fleur

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