Par Cornélius,
mercredi 16 juin 2010 à 15:14 - Infos
Décidément, Daniel Clowes a la cote sur Canal +. Pas peu fière d'avoir vu Le Rayon de la mort parader au Grand Journal, imaginez mon bonheur, il y a à peine quelque jours, lorsqu'il a envahi les écrans de La Matinale. Grandiose, vraiment.
C'est ici que ça se passe.
aucun commentaire
- aucun trackback
Par Cornélius,
mercredi 16 juin 2010 à 13:30 - Infos
Le tant attendu Edmond le cochon 2 de Jean-Marc Rochette et Martin Veyron verra(t!) le jour le 17 juin dans toutes les bonnes porcheries de France et de Navarre. Suite de la réédition de l'intégrale d'Edmond le cochon, ce volume reprend les deux derniers volets parus chez Albin Michel, Le Continent mystérieux et Le Mystère continental.
Cette nouvelle édition, minutieusement restaurée à partir des originaux noir et blanc (les couleurs de l'ancienne édition ont été supprimées), est agrémentée d'une histoire inédite de douze pages ainsi que de nombreux essais, non retenus dans sa précédente version.

On y retrouve Edmond et ses compagnons là où on les avait laissés, en Afrique, fraîchement débarqués, et tour à tour confrontés à des cannibales amateurs de cochons, à des explorateurs fous et à une imitation de Tarzan encore plus niaise que l'original (s'il en est).

Avec les aventures d'Edmond le cochon, ce verrat prêt à tout pour éviter la lame du boucher, Rochette et Veyron réussirent à allier la tradition française du dessin animalier à la fureur de l'underground américain pour inventer ce petit joyau intemporel, dont Cornélius est fier d'offrir cette édition restaurée et retramée à partir des originaux, et complétée par de nombreuses pages inédites.

Une oasis de cynisme à une époque où le politiquement correct et la bien-pensance nous assèchent la gorge et nous ruinent le moral.
aucun commentaire
- aucun trackback
Par Cornélius,
jeudi 10 juin 2010 à 11:59 - Nouveautés
Après bientôt deux décennies de bandes dessinées, j'ai l'immense honneur de vous présenter le premier roman publié par les Éditions Cornélius, le magnifique U-713 ou les gentilshommes d'infortune de Pierre Mac Orlan, illustré par Gus Bofa, un ami de la maison. Cet ouvrage, dont la première édition remonte à 1917, est ici complété d'une 'suite' c'est-à-dire de la reprise des illustrations intérieures sur papier de qualité supérieure, telles quelles, avec leurs multitudes de traits et leurs aplats de gouache servant à effacer ceux que Bofa ne voulait pas garder.

Le capitaine Karl, surhomme nietzschéen et travailleur discipliné, se voit confier par l'empereur Guillaume II une mission si secrète qu'on ne peut lui en révéler le but. Le guerrier aquatique prend le commandement d'un colossal bijou de plusieurs milliers de tonnes, le sous-marin U-713, chef d'oeuvre de technologie militaire. Mais cet hyper-poisson s’éprend d’une jolie senorita de Maracaïbo et se révolte contre ses créateurs. Après s’être débarrassé de son commandant, le sous-marin tue son équipage et, plongeant au fond des abysses, s’accouple avec diverses créatures marines.

Roman satirique et fantastique, à l’ironie inquiétante, U-713, ou les gentilshommes d'infortune affirme l’incompatibilité de l'Aventure et de la guerre moderne, mécanique et industrielle. Le progrès, dont on espérait qu’il libérerait l’humanité du labeur, aboutit à ce désastre que les hommes fabriquent et se soumettent aux machines qui les détruisent. La science, de bienveillante, devient homicide.
Composé à quatre mains, ce petit livre marque le vrai début de la collaboration littéraire de Pierre Mac Orlan et Gus Bofa. Le dessinateur y révèle pour la première fois une imagination résolument fantastique. Sous son crayon surgissent des vaisseaux fantômes, des noyés tenant commerce au fond de l’océan, des créatures mi-animales, mi-mécaniques, et des corps humains dans divers états de difformité et de mutilation.

L’insouciance de la Belle Epoque le cède au traumatisme de la Grande Guerre. Et l’humour qui anime U-713 comprend, selon la formule de Mac Orlan, tout ce qui tient une place entre la vie et la mort.
aucun commentaire
- aucun trackback
Par Cornélius,
mercredi 9 juin 2010 à 18:26 - Infos
Chers amis, ceci est une mise en garde. Micmac aux enfers va vous entraîner dans une aventure bien singulière. Attendez-vous à être désorienté, déstabilisé, désespéré. Votre héros préféré fume, bois, jure, assiste impuissant au suicide de son amie et s’engouffre dans les tréfonds des enfers. Mais quelle malicieuse raison le pousse-t-il à déraper de la sorte ?

Unique, de par sa longueur et sa noirceur, les 450 pages ininterrompues de Mic Mac aux enfers remontent à une époque ancestrale, où Kitaro n’est pas encore surnommé le repoussant. Il vient à peine de ramper hors de sa tombe et pérégrine dans ce que Mizuki appelle des Contes Nocturnes, destinés aux librairies de prêt.

La version présentée ici fut spécialement redessinée pour le magazine d’avant-garde Garo, entre 1967 et 1969. A cette époque où règnent l’effervescence artistique, Mizuki et Kitarô s’attèlent, en parallèle des récits pour enfants, à créer dans Garo une autre forme de bande dessinée, innovante, marginale et déviante. Dans ce laboratoire se cultive une esthétique de l’angoisse, étouffante, de lumières expressionnistes, de solides lignes noires et de minuscules hachures entremêlées.

Il en résulte une aventure, aujourd’hui encore, extravagante, libérée des garde-fous et totalement asservie à ce rapport étrange que Mizuki entretient au monde : celui des allers-retours entre la vie et la mort.
aucun commentaire
- aucun trackback
Par Solange Cornélius,
jeudi 3 juin 2010 à 15:47 - Infos
À l'occasion de la Nuit Dantesque, Jean-Marc Rochette et Martin Veyron seront en dédicace à la librairie Aaapoum Bapoum Dante ce samedi 5 juin à partir de 19h, pour une avant-première de la sortie du tant attendu Edmond le cochon 2. C'est une occasion unique de repartir avec un beau livre signé des maîtres d'Edmond, avant tout le monde!
Le livre sera disponible en librairie le 17 juin.

Aapoum Bapoum
8 rue Dante
75005 Paris
Métro Maubert-Mutualité ou Saint-Michel
aucun commentaire
- aucun trackback
Par Solange Cornélius,
mercredi 2 juin 2010 à 12:34 - Infos
C'est la première fois en bientôt 20 ans que Canal+ parle de l'un de nos livres et ça en devient presque irréel. Quoi qu'il en soit, le Grand Journal aime Le Rayon de la mort et le proclame! Ceux qui n'étaient pas devant leur écran vendredi soir dernier n'ont pu assister à la chronique du dernier-né de ma collection mais peuvent se rattraper en cliquant sur le lien ci-dessous.

C'est ici que ça se passe.
un commentaire
- aucun trackback
Par Solange Cornélius,
mercredi 5 mai 2010 à 11:24 - Général
Publié en 2004 par Fantagraphics Books aux États-Unis, Le Rayon de la mort est le dernier opus d'Eightball, le comic book dans lequel Daniel Clowes créa les classiques que sont devenus Ghost World, David Boring et Comme un gant de velours pris dans la fonte. Un 'must' comme on dit, qui sortira en librairie dans à peine deux jours, et ce pour le plus grand plaisir des fans les plus ardents. Retrouvez donc le petit billet que tante Micheline vous a donné pour Noël et préparez-vous à acquérir ce chef d'oeuvre pour lequel je me suis donnée tant de mal, que je ne peux y repenser sans avoir la larme à l'oeil. Vous ne serez pas déçus. Du beau travail, vraiment. Pour l'occasion, vous pourrez même choisir entre les deux couvertures que je vous ai préparées, la première orange et grise, la seconde grise et orange. Je ris doucement en pensant que vous imposer un tel dilemme, ce n'est pas humain. Ce serait regrettable que par ma faute, vous deveniez le cauchemar de votre libraire adoré ou pire encore, que vous vous retrouviez tricard de l'unique librairie du village! Pour éviter cet écueil, je vous conseille vivement de faire votre choix dès maintenant, devant votre écran, sans déranger personne.

Le Rayon de la mort raconte l'histoire d'Andy, un garçon solitaire, sans famille ni copains, un tantinet misanthrope. Accablé par la médiocrité mêlée d’arrogance de ses contemporains et hanté par un terrible désir de vengeance, il se rêve une destinée exceptionnelle. Las d’une adolescence qui s’éternise, indifférent au monde qui l’entoure, il passe le plus clair de son temps avec Louie, son meilleur – et unique – ami.
Tous deux coulent une jeunesse mélancolique dans une banlieue ordinaire, jusqu’au jour où Louie entraîne Andy dans ses frasques, l’initiant au Punk Rock et… aux cigarettes.
Surprise, le tabac semble avoir sur Andy un effet inédit, le dotant soudain d’une force extraordinaire et de pouvoirs mystérieux. Le voilà désormais dans la peau d’un super-héros. Les super-méchants n’ont plus qu’à bien se tenir. Mais où les trouver dans une ville sans histoire et sans ambition…?
En racontant l’histoire d’un criminel avec les artifices du récit de super-héros, Clowes revisite les codes esthétiques de la culture populaire pour en exposer le versant le plus trouble. Hommage et réflexion critique, Le Rayon de la mort met une nouvelle fois en scène l’attachement teinté d’ironie que Clowes porte aux adolescents et à la bande dessinée, fascination synthétisée ici dans une construction parfaite. À l’heure où les bons sentiments sont valorisés sur tous les fronts, cette pépite éclatante de misanthropie viendra rassurer profitablement le sociopathe qui sommeille en tout un chacun.
10 commentaires
- aucun trackback
Par Cornélius,
jeudi 22 avril 2010 à 11:42 - Infos
5 commentaires
- aucun trackback
Par Paul Cornélius,
mercredi 21 avril 2010 à 18:02 - Général
Nous fêtons aujourd'hui la sortie de Nécron 7, dernier opus du chef d'oeuvre de Magnus. La doctoresse nécrophile et son monstre phallique jettent l'éponge certes, mais avec classe comme toujours.

Dans ce volume encore jamais traduit en français, Frieda se lance à la conquête du monde. Lassée de ses mésaventures dans la jungle du continent noir, abandonnée par Nécron qui revendique sa liberté de penser - et de baiser - elle pose pied en Amérique, seule. Dieu merci cette malheureuse séparation ne dure qu’un temps, et ni une ni deux, les deux acolytes célèbrent leur retrouvailles lors d’une expédition très spéciale et very british... un safari humain.

Après avoir traqué l’indien en compagnie des perfides Jane et John, notre équipe de choc poursuit ses frasques dans la jungle urbaine de New-York. À la recherche d’une précieuse statuette dérobée à un millionaire, ils se retrouvent en prise avec la mafia chinoise et à cette merveille de sophistication qu’est la torture orientale....
Véritable feu d'artifice de crânes, de fesses, d'orbites et de bites, Magnus met fin à son chef d'oeuvre dans les règles de l'art!
2 commentaires
- aucun trackback
Par Gilbert Cornélius,
jeudi 15 avril 2010 à 16:32 - Infos
BD Spirit organise une exposition exceptionnelle! Dès maintenant, pressez-vous dans la librairie où seront exposées les planches de Shrimpy et Paul de Marc Bell ! Vous aurez aussi le plaisir d'y découvrir le travail d'une de ses compatriotes Amy Lockhart. Les plus rapides, les plus riches ou les plus enamourés pourront y acquérir des planches à prix cadeau, les autres pourront toujours repartir avec un exemplaire de Shrimpy et Paul sous le bras!

aucun commentaire
- aucun trackback
Par Pierre Cornélius,
mardi 6 avril 2010 à 10:12 - Infos
Suivez les aventures de Blanquet au Japon, entre exposition, dédicaces et peut-être un peu de saké. Pour tout savoir, allez sur ce site !
http://tokyoblanquet.tumblr.com/

aucun commentaire
- aucun trackback
Par Sergio Cornélius,
mercredi 31 mars 2010 à 15:50 - Infos
Ce jeudi 1er avril, de 17h00 à 22h00, Pierre la Police est à l'honneur chez éof avec la diffusion de la pièce sonore Traumavision et de la vidéo Menace Néanderthale, le tout se déroule au 15 rue Saint-Fiacre, Paris 2e.

aucun commentaire
- aucun trackback
Par Pierre Cornélius,
lundi 15 mars 2010 à 15:43 - Infos
Attention, voici une petite merveille à ne surtout pas rater! Une nouvelle fois, elle est signée Shigeru Mizuki et devrait vous réjouir si vous avez eu le bon sens de ne pas couper les liens avec votre enfance. Blagues scatologiques, terreurs enfantines et aventures fantastiques sont au programme de ce conte mélancolique et graveleux. Aucun doute, Mon copain le kappa saura séduire quiconque plongera dans le bain.
Comme tous les yokaï, ces êtres surnaturels qui peuplent l’univers fantastique de Shigeru Mizuki, le kappa est un personnage issu de la mythologie japonaise. Diablotin anthropomorphe vivant dans les rivières et les étangs japonais, la légende dit qu’il attirait les jeunes filles au fond de l’eau afin de leur prendre leur vertu. Devenu populaire dans la littérature, les mangas et l’animation, son image a évolué au cours du XXème siècle pour finalement incarner un personnage malicieux, sympathique voire bienveillant.

Le jeune Sampei Kawara ressemble étrangement à ces créatures, à tel point que deux kappas en goguette s’y méprennent et l’entraînent de l’autre côté du miroir, point de départ d’une série d’aventures hilarantes.
À travers cette trilogie burlesque, qui fait écho à Kitaro le repoussant, Shigeru Mizuki renoue avec la tradition du conte populaire dans lequel un enfant - souvent orphelin - parvient à apprivoiser un monstre. Oscillant constamment entre le fantastique et le quotidien, Mizuki joue sur son terrain de prédilection, un mélange des genres dans lequel le conte traditionnel fait la part belle à la critique ironique du Japon contemporain.

Derrière l’humour slapstick à tendance scatologique transparaît une véritable empathie pour l’enfant qui ne cesse de se heurter à l’abandon de sa famille. Confronté en accéléré à tous les tourments de l’enfance et de l’âge adulte, hanté par la mort omniprésente tout au long du récit, Sampei trouve son salut dans sa relation avec son copain le kappa, l’autre comme lui.

5 commentaires
- aucun trackback
Par Raoul Cornélius,
lundi 8 mars 2010 à 17:44 - Infos
Pour commencer, Sébastien Lumineau sera présent pour une dédicace chez Philippe le libraire ce jeudi 11 mars de 18h à 21h, à l'occasion de la sortie Des berniques. Il sera accompagné de Morvandiau, Nylso et Marie Saur, le tout au 32 rue des vinaigriers dans le 10ème arrondissement. Ensuite, Sébastien Lumineau renouvelle l'expérience le vendredi 12 mars dès 17h chez Super-héros, prêt à tout dédicacer ! Au 175 rue Saint Martin dans le 3ème.

aucun commentaire
- aucun trackback
Par Pierre Cornélius,
lundi 1 mars 2010 à 10:12 - Encyclopédie
Paul, l'un des deux héros de Shrimpy et Paul se trouve décidement plus beau en 2D, malgré toute l'attention que Marc Bell a mis à le coudre…

aucun commentaire
- aucun trackback